Pierre noir & craie blanche

La tenue du bâtonnet de pierre noire ou de craie blanche contraint le geste, alors que le format du papier, à la mesure du corps, l’incite au déploiement. La petitesse de l’outil oblige à la proximité, alors que pour voir le dessin dans son entier, un recul important se révèle nécessaire. Entre ces contradictions le dessin se monte, entre improvisation et calcul, entre laisser faire et rétention, entre précision de la composition et recherche de l’informe.


La ligne fuit le contour, le tracé suit la réserve et la réserve induit le trait. Ajouter revient souvent à défaire et faire émerger à enfouir.

Dans l’oscillation de l’œil et du corps, l’espace s’éprouve dans sa durée : surface instable, qui ne cesse de se constituer en se désagrégeant.

 Pierre noire II, pierre noire sur papier, 150x150, 2005

Pierre noire XIV, pierre noire sur papier, 150x150, 2011

Pierre noire XIV, détail

Pierre noire XII, détail

 Pierre noire XII, pierre noire sur papier, 150x150, 2009-10

Pierre noire XI, pierre noire sur papier, 150x150, 2008

Pierre noire XI, détail

Pierre noire IX, détail

Pierre noire IX, pierre noire sur papier, 150x150, 2008

Craie blanche VI, craie blanche sur papier, 150x150, 2009

Craie blanche VI, détail

Craie blanche V, craie blanche sur papier, 150x150, 2008

Craie blanche V, détail
 

Craie blanche V, détail